Aménagement extérieur et jardin

La composition de la terre végétale

Par Christelle , le 10 octobre 2022 — 7 minutes de lecture
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Normalisée depuis quelques années, la terre végétale fait encore très souvent l’objet d’une grande confusion. De nombreuses personnes la confondent avec l’humus ou avec le compost. Afin de vous aider à distinguer cette fameuse terre de culture, nous faisons le point sur sa définition et sa composition.

La terre végétale : Qu’est-ce que c’est ?

L’ancienne définition de la terre végétale

À l’origine, la terre végétale a été considérée comme de la terre naturelle, c’est-à-dire qu’il s’agit de la terre naturelle retrouvée partout dans la nature et dans les jardins. Puisqu’elle est issue de la décomposition des végétaux, la terre végétale est un engrais performant et riche. On la récoltait sur la couche superficielle du sol auparavant.

La nouvelle définition de la terre végétale

Par contre, depuis 2002, une norme encadrant sa commercialisation a donné naissance à une autre définition (celle de l’Association française de normalisation ou AFNOR). La terre végétale est ainsi une terre issue d’horizons profonds ou de surface humifères. Elle peut être mélangée avec des amendements organiques, des matières organiques d’origine végétale, et/ou des matières minérales. Il est à noter que cette définition prévoit également des critères complexes concernant sa teneur en matière organique. Les composants décrits dans cette nouvelle définition de la terre végétale sont gages de la réussite de toutes les cultures qui en utilisent.

La terre végétale que l’on retrouve dans le commerce est alors de la terre de jardin avec une composition modifiée puisque des amendements de matière organique ont été ajoutés. Il existe divers types de terre végétale, selon la teneur de ces composants : sableuse, argileuse, franche, calcaire et humifère. Pour information, ces différents types de terre végétale correspondent aux divers types de sols.

Terreau et terre végétale : Quelle différence ?

Faites attention, ces deux termes désignent deux types de terres bien distincts. Contrairement à la terre végétale, le terreau est obtenu à partir d’un assemblage artificiel de diverses matières minérales et organiques. Puisque la terre végétale est trouvée dans la nature, elle est plus naturelle que le terreau.

Pour information, la terre végétale fait partie d’un ensemble de couches terrestres rocheuses ou terreuses. Elle se situe normalement entre le sous-sol et la couche supérieure (humus ou terreau).

Terre végétale : Quelle est sa composition ?

La norme NF 4 44-551 relate la composition de la terre végétale.

La teneur en matière organique de la terre végétale

À l’origine, la terre végétale contient des matières organiques puisqu’elle était issue d’un sol riche en minéraux. Ainsi, selon la réglementation en vigueur, une terre végétale doit avoir une teneur d’au moins 3 % en matière organique. Cette dernière doit notamment avoir une fraction fine supérieure à 2 mm à la moitié de sa masse (à 50 %). Il s’agit de gages réels de la performance de la terre végétale en tant qu’engrais.

En théorie, voici la composition d’une terre végétale :

  • Sable : 65 %.
  • Argile : 15 %.
  • Calcaire : 10 %.
  • Humus : 10 %.

La terre végétale : Qu’est-ce qu’elle ne doit pas être ?

AFNOR définit précisément les seuils minimaux qu’une terre végétale doit respecter :

  • Les résidus de décomposition des végétaux doivent être soigneusement triés pour qu’il n’y ait pas de parasites puisque ces derniers mettront en péril la bonne santé des plantes.
  • La terre végétale doit être dépourvue d’agents pathogènes.
  • Etc.

Pour information, la terre végétale doit se conformer aux normes relatives aux Éléments Traces Métallique (ETM).

Qu’en est-il de l’innocuité de la terre végétale ?

Une terre végétale doit également avoir un taux minimal de pureté bien qu’elle soit composée de certaines matières organiques. Afin de s’assurer du respect des réglementations relatives à l’innocuité, l’AFNOR analyse les produits vendus sur le marché 2 fois chaque année.

Ainsi, selon la norme, le mélange de matière organique dans la terre végétale doit être compris entre 3 et 15 %. Il est également à souligner qu’une terre végétale peut être composée de limon, de calcaire, d’argile et de sable. Tandis que ce critère n’est pas obligatoirement à déclarer.

Quels sont les différents types de terre végétale ?

Chaque type de terre végétale ou terre de culture convient à un usage spécifique.

La terre végétale sableuse

Ce type de terre végétale est facile à drainer en plus d’avoir un taux unique de perméabilité. Facile à trouver, cet engrais est idéal pour les légumes à racine et les plantes vivaces.

La terre végétale calcaire

Ce second type de terre végétale est le plus utilisé sur les terres de culture puisqu’il est parfait pour planter du gazon dans un jardin. La terre végétale calcaire est également indispensable pour la culture de divers arbres et de certains espaces rocailleux. Elle est plutôt sèche.

La terre végétale humifère

Cette terre végétale est plus adaptée aux plantes d’intérieur telles que les camélias et les azalées. En plus d’avoir une grande capacité à emmagasiner l’eau, la terre végétale humifère est riche en éléments nutritifs.

Vous pouvez également utiliser ce type de terre végétale sur le sol extérieur puisqu’elle favorise les cultures spontanées, ce qui est très intéressant pour aménager facilement votre jardin.

La terre végétale argileuse

Ce type de terre végétale peut s’adapter à presque toutes les cultures grâce à son taux élevé de fertilisant. En revanche, la terre végétale argileuse ne convient pas aux espèces de plantes ne supportant pas une stagnation d’eau parce qu’elle a une grande capacité de rétention d’eau de pluie.

La terre végétale franche

Fait de 3/4 de terre sablonneuse et de 1/4 de compost, ce dernier type de terre végétale convient à tous les usages. Les jardiniers sont notamment séduits par sa facilité d’utilisation.

Pourquoi utiliser de la terre végétale ?

La terre végétale est recommandée pour assurer l’enrichissement d’un sol pauvre en nutriments. Il s’agit d’une solution parfaite pour :

  • Relancer les plantations dans votre potager ou jardin.
  • Réaliser vos activités horticoles et agricoles.
  • Démarrer une culture.
  • Réduire les arrosages de vos plantes grâce à sa capacité de rétention d’eau.
  • Créer des massifs.
  • Et préparer le sol pour réaliser ensuite des travaux de terrassement d’un terrain donné.

Où acheter de la terre végétale ? Et à quel prix ?

Vous pouvez acheter de la terre végétale sur certains sites ou dans une jardinerie. En moyenne, un sac de 40 l de terre végétale normalisée est vendu à un prix de 8 à 12 €. On l’appelle également « support de culture NF U 44-551 ».

Vous devez prévoir un budget compris entre 40 et 80 € afin de vous procurer un big bag de 1m3 de terre végétale. Il est à noter que le prix en big bag est plus cher que celui en vrac.